Ressources et informations sur les témoignages en français

Raphaël BURGEL

Raphaël Burgel est né le 1er décembre 1914 à Tours. Sa famille s’installe à Paris où elle demeure jusqu’en 1927, avant de déménager à Villennes (Seine-et-Oise). Ouvrier métallurgiste, il rejoint la zone non occupée en janvier 1941. Il est arrêté par la police allemande alors qu’il tente de quitter la France pour l’Espagne. Il parvient toutefois à dissimuler ses origines juives et il est déporté en tant que résistant à Buchenwald, en juin 1943. Après un rapide transit par le camp de Maidanek, il est transféré à Auschwitz où il travaille dans une scierie. Le 19 janvier 1945, il participe à la Marche de la mort et rejoint le camp de Mauthausen où il est affecté à l’usine Messerschmitt. Le camp est libéré par les Américains le 5 mai 1945. Raphaël Burgel est rapatrié en avion.

  • Raphaël BURGEL

    Raphaël Burgel est né le 1er décembre 1914 à Tours. Sa famille s’installe à Paris où elle demeure jusqu’en 1927, avant de déménager à Villennes (Seine-et-Oise). Ouvrier métallurgiste, il rejoint la zone non occupée en janvier 1941. Il est arrêté par la police allemande alors qu’il tente de quitter la France pour l’Espagne. Il parvient toutefois à dissimuler ses origines juives et il est déporté en tant que résistant à Buchenwald, en juin 1943. Après un rapide transit par le camp de Maidanek, il est transféré à Auschwitz où il travaille dans une scierie. Le 19 janvier 1945, il participe à la Marche de la mort et rejoint le camp de Mauthausen où il est affecté à l’usine Messerschmitt. Le camp est libéré par les Américains le 5 mai 1945. Raphaël Burgel est rapatrié en avion.

  • Adolphe KORNMAN

    Dans cet extrait, Adolphe Kornman raconte comment il a passé la frontière franco-suisse en mai 1944 accompagné d’autres enfants. Il se souvient de l’accueil chaleureux des premiers habitants suisses rencontrés derrière la frontière.

    Bio

    Adolphe Kornman est né le 18 octobre 1927 à Paris. Il grandit dans le Marais. Il assiste à la rafle du Vélodrome d’Hiver en juillet 1942 et, en octobre, la famille trouve un passeur qui l’achemine en zone non occupée. Un temps réfugié avec son père en zone italienne, à Nice, il finit par quitter la ville quand celle-ci est envahie par les Allemands en septembre 1943. Grâce au réseau de la Sixième, Adolphe Kornman franchit la frontière suisse en mai 1944. Il y demeure quelques mois, dans différents camps, avant de rentrer en France, après la libération du territoire. Il retrouve ses parents à Paris où il vit dans l’après-guerre. Il sera un temps directeur de Radio Chalom.

     

  • Régine JACUBERT

    Régine Jacubert est née le 24 janvier 1920 à Zagorow (Pologne). La famille part pour la France en 1930 et s’installe à Nancy. Réfugiée à Bordeaux avec les siens en 1940, elle rentre seule à Nancy où elle travaille. Le reste de sa famille est arrêté et interné. A Nancy, elle échappe à la grande rafle du 19 juillet 1942 et passe clandestinement en zone Sud. A Lyon, où elle a trouvé un travail, elle entre dans le mouvement de résistance Combat, en janvier 1943. Arrêtée en juin 1944, elle est interrogée à la Gestapo, notamment par Klaus Barbie. Transférée à Drancy, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau par le convoi du 31 juillet 1944. Au bout de trois mois, elle est évacuée au camp de Kratzau. Là, elle travaille dans une usine d’armement. Le camp est libéré par l’Armée rouge le 9 mai 1945 et elle rentre en France le 3 juin 1945. A la fin des années 1980, elle témoigne au procès de Klaus Barbie. Elle s’investit pleinement dans le travail de mémoire et la transmission de son expérience auprès des jeunes générations.

Les archives du Shoah Foundation Institute constituent l’une des plus grandes collections audiovisuelles historiques au monde : elle compte plus de 53 000 témoignages filmés dans 61 pays et dans 39 langues. Au-delà de se mission de conservation, l’Institut développe des programmes éducatifs qui intègrent ses archives audiovisuelles. La collection contient 1 887 interviews en français. Les récits sont centrés sur la Shoah. Les survivants rapportent leur expérience de la persécution et de la déportation, leur survie dans les camps ; ils racontent la clandestinité et la résistance, les réseaux de sauvetage… Incluant l’avant et l’après-guerre, les entretiens permettent de resituer les parcours personnels dans un temps long.

Un aperçu synthétique de la place de la France dans les archives visuelles

7 123 témoignages font référence à la France. Il s’agit d’interviews réalisées dans différentes langues (1 887 sont en français) et dans divers pays (1 671 en France).

L’avant-guerre

Les témoignages apportent des informations précises sur la vie des Juifs en France avant la guerre. Elles évoquent les activités cultuelles, culturelles et professionnelles, racontent la vie familiale et communautaire, les engagements militants. Elles sont une fenêtre sur la vie politique nationale et internationale, notamment marquée par l’afflux des réfugiés sur le territoire français après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, en janvier 1933.

La persécution

Les interviewés racontent la guerre, l’armistice de juin 1940 et le départ de nombreux Juifs en zone non occupée, partis trouver refuge dans le centre et le Sud du pays. Les interviews donnent de multiples précisions sur les camps d’internement établis dans les départements métropolitains et algériens (Rivesaltes, Gurs, les Milles, Beaune-la-Rolande, Pithiviers, Djelfa…). La référence à Drancy, principal lieu de départ vers les camps de concentration et d’extermination nazis, apparaît par exemple dans 436 récits (dont 303 en français). La collection apporte un éclairage majeur sur la déportation : la souffrance et la mort dans les camps, le travail dans les kommandos, les stratégies de survie… La variété des parcours (Auschwitz, Buchenwald, Dachau, Ravensbrück, Theresienstadt…) donne un vaste aperçu du monde concentrationnaire.

Clandestinité, aide et sauvetage

Nombre de témoins font le récit de leur expérience dans la clandestinité. Certains racontent la solidarité qui s’exerça à leur égard, le soutien qu’ils reçurent de la population. D’autres décrivent leurs activités au sein d’organisations comme l’OSE (Œuvre de secours aux enfants), qui permirent de placer des enfants dans des couvents, des monastères, des orphelinats et aidèrent aussi à l’évacuation de personnes vers la Suisse. De nombreux témoins discutent du rôle de l’UGIF (l’Union général des israélites de France est mentionnée dans 89 interviews dont 72 en français), créée par le gouvernement de Vichy en 1941, à la demande des autorités allemandes, pour administrer les affaires juives. L’action des Justes parmi les nations est également évoquée.

Des hommes et des organisations

Les témoignages offrent aussi une information abondante sur les maquis (790 y font allusion, dont 405 en français). De nombreux survivants participèrent en effet aux réseaux et mouvements de la Résistance, des Francs-tireurs et partisans (FTP) aux maquisards, du Mouvement national contre le racisme (MNCR) à l’Organisation juive de combat (OJC). Ils nous renseignent également sur de grandes figures comme Léon Blum, président du Conseil du gouvernement de Front populaire, du journaliste Varian Fry, délégué à Marseille de l’Emergency Rescue Committee (ERC), qui permit à des milliers de Juifs et de militants antinazis de quitter l’Europe, de Robert Gamzon, fondateur des Eclaireurs israélites de France et du réseau de résistance la Sixième… Ils évoquent aussi, parmi d’autres, l’action du Maréchal Pétain, celles de Klaus Barbie ou encore de Maurice Papon.

Après-guerre et mémoire de la Shoah

Les témoignages englobent enfin la période de l’après-guerre. Les survivants parlent du retour à la légalité républicaine, de la reconstruction des individus après l’expérience concentrationnaire, des destins personnels, d’Israël… Ils traitent enfin de la mémoire de la Shoah, de leur rapport personnel à l’événement et à sa transmission. Les entretiens s’achèvent par un message adressé aux jeunes générations et par la présentation de documents personnels (essentiellement des photographies familiales).

Les missions de l’USC Shoah Foundation Institute

1994-1999 : collecter des témoignages

Entre 1994 et 1999, la « Survivors of the Shoah Visual History Foundation » – devenue « USC Shoah Foundation Institute » en 2006 – a entrepris de recueillir des témoignages de survivants de la Shoah, en majorité juifs, mais aussi homosexuels, témoins de Jéhovah ou encore tsiganes. La Fondation a également filmé les récits de survivants de la politique eugéniste de l’Allemagne nazie, d’hommes et de femmes ayant aidé au sauvetage des persécutés, de libérateurs des camps, de témoins de ces libérations, et aussi de participants aux procès des criminels de guerre. L’USC Shoah Foundation Institute constitue aujourd’hui l’une des plus grandes vidéothèques numériques du monde : elle conserve plus de 53 000 témoignages filmés dans 39 langues et dans 61 pays différents. La durée moyenne d’une interview est d’environ deux heures.

2000-2010 : rendre accessible les témoignages

L’Institut a été intégré en janvier 2006 à la Faculté de Lettres, des Arts et des Sciences de l’Université de la Californie du Sud (USC). Sa mission est de lutter contre les préjugés, l’intolérance et les intégrismes – et les souffrances qu’ils engendrent –, par l’utilisation pédagogique des témoignages d’histoire visuelle de l’Institut. L’Institut travaille avec l’Université et de multiples partenaires à travers le monde pour faire progresser le savoir et la recherche par le biais des nouvelles technologies. Il fournit des ressources et des outils en ligne aux enseignants et favorise la diffusion de ses archives visuelles à des fins éducatives. En plus de la préservation de celles-ci, l’Institut collabore avec de nombreuses organisations et institutions afin de documenter les récits des survivants de la Shoah et des autres génocides.

La collection intégrale des témoignages est aujourd’hui accessible dans 50 institutions à travers le monde. Des collections partielles sont consultables dans 201 lieux répartis dans 34 pays. Pour trouver un site de consultation proche, veuillez cliquer ici.

Ressources disponibles en français

Le sauvetage est un sujet fondamental pour comprendre la survie au cours du génocide et mesurer la difficulté des choix effectués par les individus dans des circonstances extrêmes. Bien que de nombreuses histoires de survie pendant l’Holocauste soient dues à des circonstances inexpliquées ou inexplicables, il y a aussi des traces multiples d’aides individuelle ou collective et de sauvetage qui permirent à des milliers de Juifs de survivre.

Le 6 juin 1944 date le début de l’une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale, la bataille de Normandie. Face aux forces allemandes déjà éprouvées à l’Est et au Sud de l’Europe, les Alliés ouvrent un nouveau front à l’Ouest en débarquant ce jour-là sur les côtes normandes. La bataille de Normandie dure trois mois et constitue une étape fondamentale dans la libération du territoire français et plus globalement de l’Europe occupée.
 

Avant Auschwitz, la ville d´Oświęcim avait une communauté juive diverse et prospère. Cette vidéo donne un éclairage sur cette période oubliée, un regard sur la vie d’avant Auschwitz, à travers des récits à la première personne, de celles et ceux qui ont y ont vécu.

Cette exposition éclaire le parcours de 14 rescapés de l’Holocauste qui narrent les expériences les ayant conduit à des milliers de kilomètres de chez eux. Ces itinéraires plus ou moins choisis ont profondément bouleversé leur existence. Ces récits aident à mieux comprendre l’impact géographique de l’Holocauste et son héritage. Les voix d’autres témoins de ces itinéraires et leurs effets sont aussi rapportées ici – un soldat américain qui a libéré Buchenwald, et un enquêteur Américain dans le cadre des procès pour crimes de guerre.

L’édition 2013-2014 du Concours national de la Résistance et de la Déportation propose aux élèves des collèges et lycées de réfléchir sur le thème de « la libération du territoire et le retour à la République ». Afin de nourrir la réflexion des candidats, nous  leur proposons de visionner une série de témoignages.

L’édition 2012-2013 du Concours national de la Résistance et de la Déportation avait pour thème : « Communiquer pour résister, 1940-1945 ». Cliquez sur le lien pour accéder aux témoignages.

70 ans de la rafle du Vélodrome d’Hiver. Cliquez sur le lien pour accéder aux témoignages.

S'appuyant sur une série de témoignages personnels - audiovisuels ou écrits -, cette séquence pédagogique a pour objectif une représentation explicite de l'impact social et psychologique de la persécution raciale subie par les Juifs durant la Seconde Guerre