Des itinéraires dans l'Holocauste

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Au sens le plus basique et le plus littéral, un itinéraire signifie un déplacement d’un point à un autre. Ce déplacement peut être physique, comme cela fut le cas pour des milliers de personnes, avant, pendant et après l’Holocauste, mais il peut aussi être métaphorique, émotionnel, psychologique… Les événements de la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste ont conduit les individus à emprunter différents types d’itinéraires, et leurs conséquences ont plongé le monde dans un abîme de réflexion, toujours actuel, autour du « plus jamais ça ». Cette exposition suit l’impensable itinéraire dans le génocide et les expériences de fuite, de déportations, de libérations, et d’exils, jusqu’à considérer les manières dont l’Humanité a embrassé ces itinéraires dans leurs conséquences.

Les survivants et les témoins du génocide qui relatent leur histoire dans la collection audiovisuelle des 52 000 témoignages de l’USC Shoah Foundation décrivent de nombreux types d’itinéraires. Cette exposition éclaire certains aspects de la vie de 14 rescapés de l’Holocauste qui narrent des expériences les ayant conduit à des milliers de kilomètres et à redéfinir ce qu’était la sécurité et le foyer pour le reste de leur existence. Ces déplacements jettent la lumière sur l’impact géographique de l’Holocauste et son héritage. Les voix d’autres témoins de ces itinéraires et leurs effets sont aussi évoquées ici – un soldat américain qui a libéré Buchenwald, et un enquêteur Américain dans le cadre des procès pour crimes de guerre. Les voix de ces témoins soulignent l’héritage durable de l’Holocauste, pas seulement en Europe mais dans le monde entier.

La grande majorité des victimes de l’Holocauste furent juives, mais les implications d’un crime à cette échelle affecte l’Humanité entière, et le désir de préserver la mémoire pour empêcher le déroulement dans le futur d’un génocide s’est fait entendre dans les pays d’Europe et du monde entier. La voie pour préserver la mémoire a été complexe, impliquant les familles, des campagnes de témoignages, l’établissement de mémoriaux, et elle continue de se manifester par des dates de commémoration et des cérémonies, à l’image de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste le 27 janvier.

L’exposition se termine par une réflexion sur le processus à l’oeuvre pour préserver la mémoire, avec un accent particulier sur le rôle qu’ont joué ces voix captées par l’USC Shoah Foundation dans ce voyage toujours en cours. Le témoignage à un rôle unique à jouer dans un monde qui poursuit sa réflexion sur l’Holocauste, préservant les récits de ce passé pour le futur. Vingt ans et plus de 50 000 témoignages après ses débuts, l’USC Shoah Foundation poursuit son engagement pour la préservation durable de ces récits de génocide et des crimes contre l’humanité, et leur utilisation pédagogique par les générations futures.

In partnership with UNESCO